VIH / sida

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OMS, rapport de 2006 sur l'épidémie du sida   

Sida info service

Qu'est-ce que le VIH/sida ?

Le syndrome d’immunodéficience acquise (sida) est une maladie dûe au virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Cette maladie se caractérise par deux phases.

  • Première phase  

Après l’infection par le VIH, le système immunitaire (= défense de l’organisme) est peu à peu détruit. Ce sont les globules blancs (= lymphocytes T4) qui sont particulièrement attaqués.

Lorsqu’ils sont infectés, ils fabriquent de nouveaux virus, ce qui va les épuiser puis les détruire. Les nouveaux virus libérés vont pouvoir s’attaquer à d’autres lymphocytes T4. L’organisme n'est pas capable d'éliminer le virus.

Pour faire face à cette agression, le corps produit plus de lymphocytes T4. Il va ainsi arriver à réguler l’activité du VIH. La personne infectée par le virus (personne dite « séropositive ») peut vivre pendant des années en se sentant en bonne santé.

Mais attention, elle peut transmettre le virus, qui se multiplie intensément pendant cette période.

  • Deuxième phase 

Quand les cellules du système immunitaire ne sont plus assez nombreuses (effondrement du nombre des lymphocytes T4.), l’immunité n’est plus efficace : des infections graves peuvent alors se développer.

On dit que ce sont des maladies opportunistes car en temps normal, elles ne peuvent pas se développer aussi facilement. On parle alors de maladie du sida.

Toutes les personnes développant la maladie du sida sont forcément infectées par le VIH, alors que les personnes infectées par le VIH ne vont pas forcément développer la maladie du sida.

Comment se transmet-il ?               

Il y a trois voies de transmission possibles :

  • Les rapports sexuels

Le virus se transmet par les secrétions génitales, c'est-à-dire le sperme chez l’homme et les sécrétions vaginales chez la femme.

Tous les rapports sexuels (rapports génitaux, sodomie, fellation, cunnilingus) sans préservatif avec une personne infectée sont donc à risque. Les accessoires érotiques peuvent aussi transmettre le virus s’ils sont employés par plusieurs personnes.

Certaines situations augmentent le risque de transmission comme la présence de lésions génitales chez un des partenaires ou les rapports sexuels non protégés pendant les règles.

  • Le sang 

Des injections ou perfusions réalisées avec du matériel souillé, la transfusion sanguine non contrôlée ou tout autre contact avec du sang infecté avec une plaie ouverte présentent des risques.

Ce mode de contamination concerne tout particulièrement les usagers de drogues injectables, les hémophiles et les transfusés.La transmission du virus par la peau est rare, mais elle est possible.

Donc si vous êtes adepte de tatouage, piercing ou d’acupuncture, vérifiez toujours que les règles d’hygiène sont respectées et que le matériel est à usage unique !!!

  • De la mère à l’enfant 

La mère peut transmettre le virus à son enfant lors de la grossesse, pendant l’accouchement ou par le biais du lait maternel lors de l’allaitement. 

 

  

Attention !!! 

   Les moustiques, la salive, embrasser une personne séropositive, boire dans son verre, lui serrer la main…
ne transmettent pas le virus


Je crois que j'ai pris un risque...

  •  D’abord, c’est quoi prendre un risque ?

Ne pas utiliser un préservatif lors d’un rapport sexuel avec un (une) partenaire dont vous ne connaissez pas le statut sérologique ou avec un (une) partenaire séropositif (ve), représentent un risque.

Les « accidents » de préservatif (perte, cassure…) présentent aussi dans ces cas des risques.

  • Je fais quoi ? 

Si vous avez pris un risque il y a moins de 48 heures, il faut consulter au plus vite un médecin. Il verra avec vous les risques que vous avez pris et vous informera. S’il estime que vous avez pris un risque, il pourra vous proposer un traitement sur un mois, qui peut empêcher la contamination.

En aucun cas, ce traitement n’est un moyen de protection sûr et ne doit remplacer un préservatif. En effet, il y a de nombreux effets secondaires qui peuvent être très désagréable.

Si vous avez pris un risque il y a plus de 48 heures, consulter rapidement un médecin ou rendez vous dans une consultation de dépistage anonyme et gratuit. Ils vous guideront, vous donneront des conseils et pourront répondre à vos questions.

Il ne faut pas hésiter à aller consulter et à poser des questions…

 

Quels sont les symptômes ?

Attention, dans la première phase, il n'y a aucun symptôme.

Dans la deuxième phase, les symptômes sont les maladies opportunistes qui se déclarent.

 

Comment se fait le diagnostic ?  

Le test de dépistage se fait par une simple prise de sang. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Vous aurez les résultats quelques jours après.

Le test de dépistage ne peut être fait que lorsque les anticorps anti-VIH (réaction de défense du corps envers le virus) sont détectables dans le sang, c'est-à-dire à partir de 30 jours. Il est donc possible de faire un test de dépistage un mois après le risque.

Si le résultat est négatif et que le risque remonte à moins de 3 mois, il faut refaire un test à la fin de cette période pour être sûr de n’avoir pas été infecté. Si le risque remonte à plus de trois mois, les résultats sont fiables et ce n’est pas la peine de refaire un test.

Les tests du sida sont toujours réalisés selon des règles très strictes. Le laboratoire réalise 2 tests ELISA.

  • S’ils sont négatifs, cela signifie que l’on n’a pas été contaminé (à condition de n’avoir pris aucun risque dans les 3 derniers mois).
  • Si 1 des 2 tests (ou les 2) est positif, le laboratoire va faire un troisième test (qui s’appelle Western-Blot). Si le test est négatif, cela signifie qu’on n’a pas été contaminé (à condition de n’avoir pris aucun risque dans les 3 derniers mois). 

Quand le médecin remet un résultat positif, il prescrit une seconde prise de sang pour contrôler ce résultat. Il est tenu par le secret médical, donc aucune autre personne ne connaîtra votre résultat.

 

Pour vous faire dépister, vous pouvez aller :

 

    

Dans un Centre de Dépistages Anonymes et Gratuits (CDAG). Il en existe dans tous les départements.

Les Centres de Planification Maternelle et Infantile (PMI) et les Centres de Planning Familial peuvent aussi proposer un dépistage gratuit. 

Dans un laboratoire d’analyses médicales sur ordonnance d’un médecin.

 

 

 

Existe-t-il un traitement ?

Il n'existe aucun vaccin et les traitements disponibles ne permettent aucune guérison.

Les traitements actuels ont pour but d’empêcher que l’infection au VIH évolue faire le stade de la maladie sida. Le traitement est une multithérapie. Ils peuvent agir en bloquant la machinerie du virus. Mais ces traitements comportent d’important effets secondaires.

Parallèlement, on surveille le nombre de virus dans le sang ("la charge virale") et le nombre de lymphocytes T. Au stade de la maladie sida, un traitement peut encore diminuer la charge virale et restaurer partiellement les défenses immunitaires.

Ils existent différentes familles de traitements :

  • Les inhibiteurs de protéase
  • Les inhibiteurs de la reverse transcriptas
  • Les inhibiteurs de fusion 
  • Les interleulines

 

Et mon/ma partenaire...

Vous devez absoluement prévenir votre ou vos partenaire(s) afin qu'ils se fasse(nt) dépister.

Quelques chiffres

  • En 2006, dans le monde, 39,5 millions de personnes vivent avec le VIH dont : 

37,2 millions d’adultes ;

17,7 millions de femmes ;

2,3 millions d’enfants de moins de 15 ans.

  • On denombre 4,3 millions de nouveaux cas d’infection à VIH en 2006 soit 11 780 nouveaux cas par jour
  • 2,9 millions de personnes sont mortes en 2006 à cause du sida dont :

2,6 millions d’adultes

380 000 d’enfants, de moins de 15 ans

Soit 7 945 morts par jour

  • Plus de 28 millions de morts depuis 1981.

Ces estimations sont issues du rapport annuel de l’ONUSIDA et de l’OMS      « Le point sur l’épidémie de SIDA », paru en décembre 2006.

  • En France au 30 juin 2006, 61 424 cas de sida ont été déclarés en France depuis le début des années 80 et 34 697 personnes sont mortes.
  • Entre janvier 2003 et juin 2006, 13 325 nouveaux diagnostics d’infection à VIH ont été déclarés. (Chiffre de l’institut de Veille Sanitaire, mars 2007)  

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