Infections à Papillomavirus Humain

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Cancer et papillomavirus

Qu’est-ce que le papillomavirus ?
Comment se transmet-il ?

Quels sont les symptômes ?
Quelles sont les complications possibles ?
Comment se fait le diagnostic ?

Existe-t-il un traitement ?
Et mon/ma partenaire…
Quelques chiffres…


Qu’est-ce que le papillomavirus ?  

Les Infections à Papillomavirus Humain sont celles dues à un groupe de petits virus à ADN. Il existe plus de cent (100) types de Papillomavirus Humain (HPV) dont 40 infectent la région génitale. 

Elles sont classées en deux groupes : le groupe qui affecte la peau et celui qui affecte les muqueuses.
  


Comment se transmet-il ? 

Le papillomavirus se transmet aussi bien par voie sexuelle au cours d’une relation sexuelle non protégée que par la peau et par l’usage d’objets contaminés tels que les linges de toilette.

Dans le cas du papillomavirus, le préservatif diminue le risque de contamination mais il ne l’annule pas. Ceci est lié au fait qu’au cours d’une relation, et même en l’absence de pénétration, le contact de la peau et des muqueuses expose au risque.

Il existe également un risque de transmission mère - enfant au moment de l’accouchement mais les cas de contamination du bébé sont rares.
  
   

Quels sont les symptômes ?

Les signes du papillomavirus varient selon le type. Mais en règle générale, la plupart des femmes ne présentent aucun symptôme, puisque le HPV disparaît en 6 à 24 mois, dans 90% des cas.

Mais chez certaines femmes, l'infection persiste et elles courent alors le risque de développer le cancer du col de l'utérus.

Chez l’homme et chez la femme, on voit apparaître dans le vagin, autour de l’anus, au niveau de la vulve, sur le pénis, sur le scrotum des « crêtes de coq » qui ressemblent à de grosses verrues. 

Quelles sont les complications possibles ? 

Selon le type de virus, les infections à papillomavirus humains peuvent entraîner des verrues génitales (condylomes), des lésions du col pouvant entraîner le cancer, et dans certains cas rares, le cancer de la vulve et du vagin.

Même si les "crêtes de coq" disparaissent, il faut surveiller la réapparition des lésions parce que le virus peut toujours être présent après le traitement.

Comment se fait le diagnostic ?

Les lésions dues au papillomavirus étant inaperçues, le diagnostic se fait grâce au frottis qui doit révéler dans un premier temps la présence du virus.

Si la personne est infectée et que l'infection ne passe pas seule, un suivi médical va déterminer si elle a des lésions du col susceptibles de conduire au cancer.

Dans le cas des condylomes, l
e médecin fait également le diagnostic sur la base de l’observation, par test à l’acide acétique, par le frottis ou par une biopsie cutanée. 

Existe-t-il un traitement ?  

Le traitement des condylomes se fait par azote liquide, laser ou électro coagulant.

Le traitement médicamenteux se fait avec des produits assez forts tels que les anticancéreux lorsque l'on est en présence de condylomes ayant évolué vers le cancer du col de l'utérus. On peut également avoir recours à la chirurgie pour tout ou partie du col.

Il est utile de noter qu'il existe actuellement un vaccin pour les jeunes filles et les femmes de 14 à 23 ans.

Ce vaccin, indiqué en prévention du cancer du col de l'utérus, est conseillé avant le premier rapport sexuel ou au plus tard l’année suivant le début de la vie sexuelle.

Il est efficace mais ne protège pas à 100%. Il faut donc recourir à un suivi gynécologique avec des frottis périodiques.

 

Et mon/ma partenaire...

Comme pour toutes les Maladies Sexuellement Transmissibles, il est important de faire traiter son partenaire après un examen gynécologique qui révèle la présence d'un type quelconque de ces virus.

Quelques chiffres...  

Le taux de prévalence des infections à papillomavirus est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

On estime que la fréquence de contamination est considérable dans la tranche des 20 - 24 ans.

En France 5 à 20 % des femmes qui consultent dans des centres de planification familiale ou dans des centres médicaux seraient infectées par le virus.

Le papillomavirus est, dans 99,7% des cas, responsable des cancers du col de l'utérus.

Le condylome touche surtout les jeunes de 16 à 25 ans, notamment les femmes. Plus de 40% de femmes en période d'activité sexuelle sont en contact avec le virus.

Le risque de contamination, après un contact sexuel infectant est particulièrement élevé. Il est compris entre un taux de 60 à 70%.

En 2000, 3400 nouveaux cas du cancer du col de l'utérus sont apparus, avec 1000 décès soit 3 décès par jour. Le dépistage par frottis a permis de réduire de façon appréciable le nombre de cas.

Toutefois, le cancer du col de l'utérus est encore aujourd'hui la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes de 15 à 44 ans, après le cancer de sein.

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