Hépatite B

Sommaire

Qu'est-ce que l'hépatite B ?
Comment se transmet-elle ?
Quels sont les symptômes ?
Quelles sont les complications possibles ?

Comment se fait le diagnostic ?
Existe-t-il un traitement ?
Et mon/ma partenaire...
Quelques chiffres

Qu'est-ce que l'Hépatite B ?

L’hépatite B est une maladie du foie qui est due à un virus à ADN de la famille des Hépadnavirus.

L’hépatite B est considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme un problème majeur de santé publique.

Comment se transmet-elle ?

Le virus de l’hépatite B se transmet principalement par voie sexuelle ou sanguine.

Les seules sécrétions ou liquides corporels qui permettent de transmettre le virus sont le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, la salive et les liquides issus d’une plaie.

Pour qu’il y ait transmission, il faut donc qu’un de ces liquides chez le malade passe dans le sang d’une personne saine.

La transmission de la mère à l’enfant est aussi possible mais un traitement précoce par immunoglobulines suivi d’une vaccination permettent d’éviter la maladie.

Quels sont les symptômes ?

L’infection est suivie d’une période d’incubation silencieuse dans la majorité des cas (c'est-à-dire sans symptômes) d’environ 2 mois mais pouvant aller jusqu’à 6 mois.

Après la période d’incubation, on distingue deux phases de la maladie :

  • La phase aiguë survient six à douze semaines après la contamination. Elle passe souvent inaperçue mais des signes peuvent apparaître une fois sur dix. Une fatigue accompagnée de maux de tête, une anorexie, une douleur au foie, des nausées et une jaunisse (appelée aussi ictère) peuvent apparaître.

  • Si l’organisme n’a pas réussi à éliminer le virus après la phase aiguë, on parle d’infection chronique. Cette phase est atteinte chez moins de 10% des patients infectés par le virus de l’Hépatite B.

Quelles sont les complications possibles ?

L’hépatite aiguë peut se compliquer d’une hépatite fulminante qui survient 1 fois sur 100 chez l’adulte. Le foie est alors détruit et cela peut conduire à des troubles de la conscience, puis au coma. L’évolution, en l’absence d’une transplantation hépatique (greffe du foie), est mortelle dans 90 % des cas en quelques jours, voire en quelques heures.

Cependant, en cas de guérison, il n’y a pas de séquelles.

L’infection chronique peut être plus ou moins active.

  • Dans certains cas, le virus peut être présent dans le foie sans entraîner de lésions.
  • L’infection chronique peut également conduire à une hépatite chronique active : le virus entraîne une réaction inflammatoire importante au niveau du foie et une destruction de ce dernier. Il se forme alors des cicatrices au niveau du tissu (on parle de fibrose).
  • Ceci peut conduire à une cirrhose (atteinte des cellules du foie, fibrose et régénération de nouvelles cellules qui fonctionnent mal).
  • A terme, la cirrhose peut évoluer en cancer.

La gravité de l’hépatite chronique dépend de plusieurs facteurs :

  • Stade d’évolution de la maladie au moment de sa découverte,
  • Capacité de multiplication du virus,
  • Réaction immunitaire de l’organisme vis-à-vis de ce virus,
  • Consommation d’alcool et de tabac,
  • Excès de poids,
  • Infections concomitantes par d’autres virus tel que le VIH ou d’autres virus d’hépatites).

Comment se fait le diagnostic ?

Dans un premier temps, le médecin va palper votre foie afin de vérifier qu’il s’agit bien de l’organe atteint. Il vous interrogera ensuite afin de déterminer le type d’hépatite que vous êtes susceptible d’avoir contracté.

Le médecin prescrira alors une recherche dans le sang de la présence de certains marqueurs traduisant une souffrance du foie (les transaminases et la bilirubine).

La prise de sang permettra également de rechercher des anticorps (moyens de défense de l’organisme) dirigés contre le virus de l’hépatite B et signant sa présence.

Dans le cas de l’Hépatite B aigue, les anticorps recherchés sont appelés Anticorps anti-HBc.

En cas d’hépatite chronique, une ponction de biopsie hépatique est pratiquée pour connaître l’état du tissus hépatique : fibrose, cirrhose, cancer. Il s’agit de prélever un petit morceau de foie afin de l’examiner. Cette intervention est réalisée sous anesthésie locale.

Existe-t-il un traitement ?

Actuellement, il n'existe aucun médicament permettant d'éliminer le virus de l'hépatite B. Pendant la phase aiguë, les mesures à prendre sont le repos, l’arrêt de certains médicaments (contraceptifs oraux par exemple), et l’arrêt de toute boisson alcoolisée.

L’hépatite B chronique active est traitée par des médicaments spécifiques reposant sur la prise d’interférons : interféron alpha 2a ou alpha 2b. Un antiviral est aussi associé : la lamivudine.

Il existe des vaccins contre l’hépatite B. Ceux-ci sont efficaces et assurent une immunité durable. Un rappel doit être effectué tous les 10 ans. Actuellement, la vaccination est surtout recommandée chez les personnes à risques (elle est obligatoire chez tous les personnels de santé) et chez l’enfant.

Ce vaccin est au cœur d’une polémique l’accusant d’entraîner l'apparition de cas de sclérose en plaques ou l'aggravation de la maladie chez les personnes déjà atteintes.

Le 1er février 2001, deux études publiées dans la revue américaine "New England journal of Medicine" semblent pourtant totalement disculper le vaccin de l'hépatite B. L’hépatite B est en progression, il est important de prendre en compte les bénéfices de ce vaccin.

Hépatites info service et SOS hépatites recommandent la vaccination contre l’hépatite B dans un communiqué de presse du 28 septembre 2007.

Parlez-en avec votre médecin traitant qui pourra vous conseiller.

Et mon/ma partenaire...

Un dépistage du virus doit être effectué chez votre (vos) partenaire(s) sexuel(s), même s’il(s) ne présente(nt) aucun symptôme.

Pour éviter la transmission du virus, une utilisation systématique de préservatifs pendant les rapports sexuels est essentielle.

Il faut également éviter l’échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs, ciseaux à ongles, matériel d‘épilation, etc.).

Quelques chiffres

 

 

     Cent fois plus contagieux que le virus du sida, le virus de l'Hépatite B fait partie des dix virus les plus redoutables au monde.

 

Environ 350 millions de personnes seraient porteuses du virus et ce dernier entraînerait entre 1 et 2 millions de morts par an.

En France, il y aurait environ 100 à 300 000 personnes porteuses du virus de l'hépatite B.   

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